SNPTES - Auvergne

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vendredi 30 septembre 2011

Recherche et enseignement supérieur : non au dégraissage avant titularisation !

Recherche et enseignement supérieur : non au dégraissage avant titularisation !

Les organisations soussignées vous appellent à signer massivement la pétition : Recherche et enseignement supérieur : non au dégraissage avant titularisation !

A l'appel de FSU (SNESUP, SNCS, SNASUB, SNEP), CGT (SNTRS, Ferc Sup CGT, CGT INRA), UNSA (UNSA-Recherche, Sup'Recherche, SNPTES), CFDT INRA, SGEN-CFDT Recherche EPST, Solidaires (Sud Education, Sud Recherche EPST, Sud Etudiant) SLR, avec le soutien de l'UNEF

Le Conseil des Ministres vient d'adopter le 7 septembre un projet de loi « relatif à l'accès à l'emploi titulaire et à l'amélioration des conditions d'emploi des agents contractuels dans la fonction publique ». Mais ce projet de loi ne comporte aucune obligation pour les employeurs publics de titulariser les agents non-titulaires qui rempliraient — ou pourraient remplir dans les 4 ans de la durée du dispositif — les critères d'éligibilité requis. En outre, il n'est accompagné d'aucun moyen en postes supplémentaires pour mettre en oeuvre les mesures annoncées de régularisation des non-titulaires. Au contraire les suppressions d'emplois liées à la RGPP, les réductions de masse salariale sont toujours à l'ordre du jour pour les prochains budgets…

Pour pouvoir concrétiser l'objectif de « lutte contre la précarité » affiché par le gouvernement, les Directions des établissements de recherche et d'enseignement supérieur auraient dû exiger que leur soient alloués les moyens budgétaires nécessaires. Les crédits qui financent ces « emplois » de CDD existent (venant des agences de moyens telles que l'ANR, de conventions de partenariat avec des régions, des entreprises, de fonds propres liés à l'activité en formation continue ou dans les centres de langues…) : il faut les convertir en masse salariale État et augmenter les plafonds d'emplois correspondants pour pouvoir financer un plus grand nombre d'emplois statutaires et sortir de cette spirale de la précarité.

Au lieu de réclamer au gouvernement les moyens de mettre en oeuvre ses propres annonces, les Directions ont fait un autre choix : se séparer prématurément de la plupart des agents en CDD qui auraient pu prétendre au dispositif de titularisation, en refusant le renouvellement de leur CDD ou sa prolongation en CDI… Ceci pour les remplacer par de nouveaux personnels en CDD — qui eux ne pourront pas y prétendre — ou pour externaliser les activités correspondantes.

Ainsi, dans la recherche et l'enseignement supérieur, la « lutte contre la précarité dans la Fonction Publique » démarre par une vague de mise à la porte massive des personnels en CDD ayant entre 3 et 6 ans d'ancienneté, voire de CDI ! C'est inadmissible pour les collègues concernés, dont nombre d'entre eux vont se retrouver au chômage C'est une aberration pour les laboratoires qui ont formé ces personnels, pour les services dans lesquels ils travaillent.

Pétition

Dans l'enseignement supérieur et la recherche, un grand nombre de CDD arrivant à échéance ne sont pas renouvelés ou prolongés en CDI, ce qui exclurait ainsi par avance les personnels concernés de possibilités de titularisation ou de CDisation inscrites dans le projet de loi sur la résorption de la précarité. Les sous signés, personnels titulaires, non titulaires, de la recherche et de l'enseignement supérieur dénoncent la politique de « dégraissage préventif » des Directions d’Établissement, et condamnent la politique gouvernementale qui la rend possible.

Ils exigent : le maintien dans leur emploi des personnels précaires répondant à des besoins permanents ainsi que des personnels déjà en CDI, quel que soit le type de support budgétaire de leur emploi, en particulier de ceux éligibles à la titularisation et à la CDisation ; un plan de création d'emplois de titulaires dès le budget 2012 pour résorber la précarité et répondre aux besoins . Cela passe par le relèvement des plafonds d'emplois Etat et l'abondement de la masse salariale à hauteur des besoins recensés ; la création de nouveaux corps de titulaires correspondant à des fonctions, occupées par des précaires, qui ne sont pas prises en compte dans les corps actuels.

Les organisations soussignées vous appellent à signer massivement cette pétition : Recherche et enseignement supérieur : non au dégraissage avant titularisation !

À l'appel de FSU (SNESUP, SNCS, SNASUB, SNEP), CGT (SNTRS, Ferc Sup CGT, CGT INRA), UNSA (UNSA-Recherche, Sup'Recherche, SNPTES), CFDT INRA, SGEN-CFDT Recherche EPST, Solidaires (Sud Education, Sud Recherche EPST, SUD Etudiant) SLR, avec le soutien de l'UNEF

mercredi 21 septembre 2011

Enseignement-Supérieur-Recherche: Se mobiliser

Enseignement-Supérieur-Recherche: se mobiliser

Cette rentrée dans l'enseignement supérieur et la recherche se place comme dans l'ensemble du pays sous le signe de l'austérité. Les mesures annoncées le 24 Août par le gouvernement pour réduire le « déficit de la France » feront payer la facture principalement par les salariés et les consommateurs et contribueront à augmenter le nombre de chômeurs. Les exonérations accordées aux plus riches se font sur le dos des plus défavorisés. Elles ne remettent pas en cause les niches fiscales, et le crédit impôt-recherche, dont les organisations syndicales de l'ESR - et aujourd'hui entre autres la Cour des Comptes - dénoncent l'inefficacité, n'est pas touché.

Dans l'enseignement supérieur et la recherche, le gouvernement poursuit sa politique de déstructuration et de pilotage autoritaire: mise en place des Idex à marche forcée, application de la RGPP dans les organismes de recherche, fusion et regroupement d'établissements d'enseignement supérieur visant au changement de leurs missions, fléchage des emplois au CNRS, intensification de la pression managériale dans les établissements et organismes ...

En outre, la politique gouvernementale d'enseignement supérieur maintient un système malthusien et inégalitaire, qui laisse de plus de plus de jeunes issus des milieux défavorisés en dehors de l'enseignement supérieur et refuse la possibilité de développer un enseignement de qualité. Cette politique est cohérente avec celle menée dans le primaire et le secondaire, qui ne permet pas de lutter contre l'échec scolaire et où la préparation du budget prévoit de nouvelles suppressions d'emplois et n'affiche d'autre objectif que la recherche d'économies. Au sein des EPST et des établissements d'enseignement supérieur, un grand nombre de CDD arrivant à échéance ne sont pas renouvelés ou prolongés en CDI, ce qui exclurait ainsi par avance les personnels concernés de possibilités de titularisation ou de CDisation inscrites dans le projet de loi sur la résorption de la précarité.

C'est pourquoi les organisations soussignées estiment indispensable l'intervention des personnels et des étudiants, en convergence avec les salariés, les jeunes et les retraités, pour :

  • une autre logique d'emploi, avec le maintien dans l'emploi jusqu'à des mesures de titularisation des actuels CDD et CDI ainsi que la création des emplois de titulaires nécessaires (résorption et non-reconstitution de la précarité ; réponses aux besoins de formation et de recherche) ;
  • une politique visant une autre répartition des richesses, et favorisant le développement économique et social tout en respectant les impératifs environnementaux;
  • une tout autre politique éducative, d'enseignement supérieur et de recherche fondée sur un véritable service public.

C'est pour peser sur le gouvernement, le patronat et les parlementaires que les organisations soussignées appellent à participer aux actions :

  • 27 septembre : journée de grève et de manifestations dans l'Education (appel FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA-Education)
  • 11 octobre : journée nationale d'action interprofessionnelle (appel CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires)

Organisations signataires : FSU (SNESUP, SNCS, SNASUB, SNEP) - CGT (SNTRS, FERC'SUP, CGT-INRA) - Solidaires (Sud Recherche EPST, SUD Etudiant), UNSA (Sup' Recherche, SNPTES), SGEN-CFDT Recherche EPST, UNEF, SLR, SLU.

mardi 20 septembre 2011

Les personnels affectés à l’entretien des locaux disent STOP aux cadences infernales !

Les personnels affectés à l’entretien des locaux disent STOP aux cadences infernales !

Ils ne veulent plus être la variable d’ajustement financière de l’Université : suppression progressive des postes de titulaires, le non renouvellement d’une grosse partie des emplois aidés (faute de financement suite à la carence de l’Etat), …

Ils constatent que les conditions de travail se sont dégradées (de plus en plus d’accident de travail, de plus en plus de troubles musculosquelettiques, de plus en plus de mal être au travail, une non reconnaissance grandissante de leur profession, …)

De tout temps, les agents ont toujours assuraient de façon temporaire, des remplacements dits "de proximité", c'est à dire dans le même service ou dans un bâtiment proche de leur lieu habituel de travail.

Maintenant, les agents, qui remplacent souvent déjà un de leur collègue absent, doivent remplacer, en plus, d'autres collègues dans d'autres services, parfois sur des sites éloignés des uns des autres. Ces personnels ne veulent pas d’une organisation du travail qui les obligerait à faire 2 heures ici, 3 heures là et encore 2 autres heures autre part.

L'UNSA demande aux directeurs de laboratoire et aux responsables de service de réagir car si les personnels doivent assurer l’entretien d’autres locaux en plus de ceux de leur laboratoire ou service, la qualité du travail s’en ressentira.

Au moins 100 heures hebdomadaire de ménage PERDUS définitivement, rien que pour les Cézeaux, depuis le 1er septembre 2011, encore plus en octobre-novembre. Halte !!!

SOUTENONS CES PERSONNELS, REFUSONS LA FLEXIBILITÉ DU TRAVAIL À OUTRANCE.

jeudi 15 septembre 2011

Personnels éligibles et électeurs pour l'élection au comité technique de l'UBP : Victoire de l'UNSA !

Personnels éligibles et électeurs pour l'élection au comité technique de l'UBP : Victoire de l'UNSA !

Suite à notre action du 2 septembre 2011 (voir communiqué) concernant les personnels BIATOSS exerçant leurs fonctions dans un service commun inter-universitaire, dont la responsabilité a été confiée au PRES "Clermont Université", nous venons d'appendre que contrairement à ce qui avait été annoncé, ces personnels sont bien éligibles et électeurs pour l'élection au comité technique de l'UBP le 20 octobre prochain.

Restons néanmoins vigilant!

vendredi 2 septembre 2011

Urgent : BIATOSS exerçant leurs fonctions dans un service commun inter-universitaire, dont la responsabilité a été confiée au PRES

Message aux personnels BIATOSS exerçant leur fonction dans un service commun inter-universitaire, dont la responsabilité a été confiée au PRES "Clermont Université"

Chers collègues,

Alors qu'il a toujours été déclaré que les personnels affectés à ces services continueraient à être gérés par leur établissement d'origine, une note relative aux élections au comité technique (CT) précise le contraire.

Ces personnels ne seraient plus électeurs et éligibles pour cette instance de l'UBP.

Pour rappel, le comité technique est notamment consulté pour toutes les questions relatives à la gestion des ressources humaines (politique des emplois, organisation de service, régimes indemnitaires, ...).

Si ce transfert de la gestion était confirmé, les personnels mis à disposition du PRES ne seront plus électeurs et éligibles pour les autres instances de l'Université comme les conseils centraux et la Commission Paritaire d’Établissement (CPE). Il faut savoir également que le PRES n'est pas concerné par la réglementation relative à la CPE (gestion des dossiers individuels, des promotions, des mutations, etc.). Nous ne pouvons accepter que les carrières des personnels soient gérées sans consultation de cette instance paritaire, seule garantie contre les décisions arbitraires.

L'UNSA est opposé au transfert de la gestion des personnels vers le PRES d'autant plus que ni les personnels, ni leur représentants n'ont été consultés.

Pour mémoire, d'un point de vue légal, les personnels de l'UBP/UdA ne peuvent pas être mis à disposition du PRES, sans leur accord.

L'article 41 du Statut Général (Loi 84-16 du 11/01/1984 - Titre II du Statut général : st. général de la Fonction publique d'Etat) précise :

"La mise à disposition est la situation du fonctionnaire qui demeure dans son corps d'origine, est réputé occuper son emploi, continue à percevoir la rémunération correspondante, mais qui exerce des fonctions hors du service où il a vocation à servir. Elle ne peut avoir lieu qu'avec l'accord du fonctionnaire et doit être prévue par une convention conclue entre l'administration d'origine et l'organisme d'accueil..."

Nous vous tiendrons informés de nos démarches. N'hésitez pas à manifester votre indignation !

Bien cordialement,

Jean-Philippe DESIRONT, pour l'UNSA

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